عن عقبة بن عامر -رضي الله عنه- عن رسول الله -صلى الله عليه وسلم- قال: «كَفَّارَةُ النَّذْرِ كفارةُ اليَمِين».
[صحيح.] - [رواه مسلم.]
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D'après 'Uqbah ibn 'Âmir - qu'Allah l'agrée -, d'après le Messager d'Allah - paix et salut sur lui - ce dernier a dit : " L'expiation du voeu est l'expiation du serment. "
[Authentique] - [Rapporté par Muslim]

L'explication

Dans ce hadith, l’expiation des vœux est la même que l’expiation des serments : nourrir dix pauvres, ou bien les vêtir de vêtements, ou encore affranchir des personnes asservies sous le joug de l’esclavage. Et si la personne ne rien accomplir de cela, alors il doit jeûner trois jours. Ceci étant si le serviteur ne respecte pas son serment. Quant aux vœux évoqués dans ce hadith, ils sont divers : 1- Un vœu prononcé de manière absolu, comme si la personne disait : « J’ai un vœu [à respecter] auprès d’Allah. » Mais, il ne nomme rien. Ou : « J’ai un vœu [à respecter] auprès d’Allah si on fait ceci [ou cela]. » Ce type de vœu incombe donc obligatoirement à la personne. S’en abstenir induit une expiation du serment [accompli]. 2- Un vœu prononcé afin de commettre un acte de désobéissance parmi les actes de désobéissance ou de délaisser une obligation parmi les obligations qui lui incombent. Là encore, la personne doit s’abstenir d’un tel vœu du fait du hadith d’Aïcha - qu’Allah l’agrée - qui remonte directement au Prophète - paix et salut sur lui - : « Pas de vœu dans [le but de commettre] un acte de désobéissance [à Allah]. Quant à son expiation, c’est l’expiation du serment. » Ce hadith est rapporté par les « cinq » et Al Albânî a déclaré authentique ce hadith. 3- Un vœu prononcé que la personne ne peut supporter et pour lequel il éprouve une grande pénibilité, comme une adoration physique continue, ou des dépenses exorbitantes [qu’il ne peut supporter] de son argent. Pour cela aussi, il doit faire une expiation de serment. En effet, Al Bayhaqî a rapporté d’après ‘Aîcha - qu’Allah l’agrée - qu’un homme avait décidé de consacrer tout son argent en guise d’aumône aux pauvres, alors elle a dit : « Il doit faire l’expiation du serment. » 4- Un vœu de bienfaisance, comme prier, jeûner, effectuer le pèlerinage ou la ‘Umrah, etc. dans le but de se rapprocher d’Allah - le Très-Haut -. Alors, la personne doit le respecter et s’en acquitter. Peu importe qu’il en ait fait le vœu de manière absolue ou qu’il l’a lié à l’obtention d’un bienfait ou le repoussement d’un méfait. Comme sa parole : « Si Allah me guérit de ma maladie » ou « s’Il préserve mon argent en mon absence », ou ce qui y ressemble, alors il doit faire ceci ou ceci ; ou s’il jure dans le but de se rapprocher [d’Allah] comme sa parole : « S’Il préserve mon argent, alors je dépenserai ceci ou cela en aumône. » Là encore, il incombe à la personne de s’acquitter de ce qu’il a dit, dès lors où [bien entendu] sa condition est présente.

La traduction: L'anglais Le bosniaque Le russe Le persan Indien
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